Marielle ParisLe 31 janvier 2013, notre maman se faisait tirer dessus par notre voisin, sans que ce geste ne puisse être justifié. Après trois semaines de coma, nous l'avons laissé partir le cœur serré.


L'individu qui a commis ce crime avait été signalé à plusieurs reprises comme étant dangereux au Préfet et au Procureur de la République. Malheureusement, aucune action n'a été menée, faute de disposition législative.

En effet, ce voisin, irascible, posait problème dans le village depuis une dizaine d’année. Plusieurs plaintes et mains courantes ont été déposées à son encontre, notamment pour l’agression physique d’une autre voisine.

Face à cet individu, que nous savions dangereux et qui possédait des armes, nous avons cherché des moyens d’agir. La voix judiciaire s’est rapidement avérée être une impasse : les condamnations pécuniaires n’ont eu aucune conséquence sur le comportement de ce voisin.

A deux reprises, en 2006 et 2009, deux conseils municipaux de formation différente se sont réunis pour alerter à l’unanimité le Préfet et le Procureur de la République de la situation délicate subie à Malans. Il est à préciser que nous avons contacté le village dans lequel habitait cet individu avant de rejoindre Malans, qui nous a confirmé avoir eu les mêmes problèmes avec lui. Nous étions donc persuadés de sa dangerosité. Cependant, ni le Préfet, ni le Procureur de la République n’ont pu répondre à notre alerte.

Nous nous sommes donc retrouvés complètement démunis, continuant à déposer des mains courantes, qui, nous le savions, ne seraient d’aucune utilité.

Aujourd’hui, nous souhaitons que des solutions soient mises en place pour qu’aucune autre famille, aucun autre village se retrouve dans une telle situation d’impuissance. Nous pensons que des leviers tels que la saisie des armes et / ou une enquête psycho-sociale permettraient d’éviter un tel drame.